Pourquoi le management vertical ne fonctionne plus : Le constat de l’IGAS ?
L’actualité sociale et économique nous invite à repenser urgemment nos modèles collaboratifs. Le récent rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), publié en juin 2024, dresse un constat interpellant sur l’état du management en France.
Face à la verticalité, l’urgence de la ré-implication
Les auteurs du rapport pointent du doigt une forte verticalité persistante dans nos entreprises, couplée à un manque chronique d’autonomie accordée aux équipes de terrain. Ce cocktail engendre (entre autres !) ce que les ergonomes appellent le « travail empêché » : la frustration de ne pas pouvoir accomplir un travail de qualité à cause de processus inadaptés ou de ressources mal calibrées. Il existe aujourd’hui un besoin vital de réimpliquer les salariés dans l’organisation même de leur quotidien, non seulement pour leur santé, mais aussi pour l’efficacité globale de l’entreprise.
Pour répondre à cet enjeu, le droit d’expression directe, initialement instauré par les lois Auroux de 1982 (et oui!), retrouve une modernité absolue. Il offre une base solide pour repenser la voix des collaborateurs et la transformer en levier d’innovation.
Du code du travail à la réalité du terrain
Pourtant, dans les faits, ce droit reste très souvent inexploité ou cantonné à des boîtes à idées peu suivies d’effets. La raison principale réside souvent dans l’absence d’une méthodologie claire sur le « comment faire » (et sur sa méconnaissance, disons-le).